Quand j’étais petite je voulais…

Quand on retrace un peu le fil de nos ambitions, de la couche culotte à aujourd’hui, on réalise que si la trame est restée sensiblement la même, les détails autour ont bien changé. Grâce à un article de Carnet Prune qui m’a inspiré (rendons à César ce qui appartient à César), je me suis replongée dans mes souvenirs d’enfance pour comparer mes attentes à la réalité.

Quand j’étais petite je voulais être :

– Ecrivain

– Journaliste

– Reporter Photographe

– Chanteuse

– Actrice

– Organisatrice de mariages

– Styliste

– Graphiste

– Illustratrice de livre pour enfant

– Décoratrice d’intérieur

– Bibliothécaire (eh oui !)

– Membre de Green Peace

– Organisatrice de soirée

Un beau panel de désirs en somme. Et puis au fil des années c’est ma première passion qui a primé, l’écriture. Et parfois je crois que j’aurai aimé être un peu plus informée sur la réalité de ce métier.3

Pendant longtemps j’ai cru qu’on pouvait (plus ou moins) vivre de l’écriture, que publier un livre était ”facile” en particulier ce qui touche au grand public. Et puis en voyant mon père j’ai réalisé combien, malgré le succès que peut avoir un roman, il n’égale pas encore ceux d’autres auteurs. C’est pourquoi à mes yeux Musso et Levy méritent encore moins leur statut d’écrivains préférés des Français puisqu’ils sont pris dans un engrenage. Ils forment (malgré eux peut-être) le fast-food du livre. Heureusement mon deuxième prénom est persévérance.

Mais à défaut de vivre de mes ”oeuvres”, c’est pour le journalisme que j’ai penché. Un merveilleux compromis qui me permet de m’exprimer sur ce qui m’intéresse : les médias, la beauté ou encore la mode. Et encore une fois, derrière l’image des journalistes qu’on donne à travers les médias, rien n’est tout blanc. (Il fait quand même partie des métiers les plus détestés…)5

Pourtant, les conditions de travail sont TRÈS loin de ce qu’on peut imaginer. Si je pensais que l’ère du numérique ouvrirait des portes aux jeunes journalistes pour écrire sur le web, erreur. Notre France est encore grandement à la bourre et les contrats sont des pokémons légendaires qu’il faut attraper sans vergogne. Quand à la libertés de la presse… Je pense que vous vous doutez bien que tout est bien ficelé pour qu’il n’y ait aucun dérapages.

Maintenant ce ne sont pas que des mauvais côtés. Oui, il y a une grosse ombre noire sur ce métier qui est dévalorisé d’année en année et qui est vulgarisé, mais la petite lycéenne naïve qui sommeil en moi conserve quelques paillettes dans les yeux. J’ai surtout conscience d’Ô combien j’ai la chance de faire un métier que j’aime, même si le fond ne correspond pas toujours à mes attentes. J’espère que c’est aussi le cas pour vous.

Mais vous, parlez moi de vos rêves d’enfants ! Que vouliez-vous faire comme métier ? Avez-vous réalisés vos rêves ? T.